Sport de haut niveau et études supérieures : le défi relevé par Maxime Wassmer à CESI

Dans cette page :
- Le parcours de Maxime
- Concilier études en alternance et sport de haut niveau
- Le rôle de CESI dans la réussite du double projet
- Réussir sur tous les terrains : organisation, transparence et détermination
Étudiant à CESI et athlète de haut niveau en athlétisme, Maxime Wassmer, étudiant 3ᵉ année de Bachelor Administrateur Systèmes et Réseaux, mène de front un projet exigeant : réussir ses études supérieures tout en poursuivant une carrière sportive.
Spécialiste du 400 mètres et du relais 4 × 400 mètres, membre du Pôle France de Nantes, il a déjà représenté la France sur des compétitions majeures.
Organisation millimétrée, rigueur quotidienne, soutien de l’école et de l’entreprise : Maxime revient sur son parcours et partage son expérience à celles et ceux qui souhaitent concilier passion sportive et études à CESI, sans faire de compromis.
Le parcours de Maxime : études en informatique et passion pour l’athlétisme
Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours à CESI ?
Je m’appelle Maxime Wassmer, j’ai 22 ans et j’ai intégré CESI en septembre 2025. Je suis actuellement en 3ᵉ année de Bachelor Administrateur Systèmes et Réseaux.
En parallèle de mes études, je suis sportif de haut niveau en athlétisme, spécialisé sur le 400 mètres et le relais 4 × 400 mètres.
Avant de rejoindre CESI, j’ai étudié aux États-Unis, où j’avais la possibilité de concilier très facilement sport et études grâce au système universitaire américain. En revenant en France, je voulais absolument continuer mes études tout en poursuivant mon projet sportif. L’alternance s’est imposée comme la meilleure solution.
Comment as-tu découvert l’athlétisme et pourquoi le 400 mètres ?
L’athlétisme est une histoire de famille : ma mère en faisait quand elle était jeune, et ma sœur a ensuite suivi le même chemin. Après avoir essayé plusieurs sports, je me suis naturellement tourné vers l’athlétisme à la fin du collège.
Le 400 mètres s’est imposé assez naturellement : c’est une discipline exigeante qui demande à la fois de la vitesse, de l’endurance et une vraie gestion de l’effort. On ne court jamais deux fois la même course.
À quel niveau évolues tu aujourd’hui ?
J’évolue aujourd’hui à un niveau international. J’ai été sélectionné une première fois en équipe de France à 19 ans, pour les Championnats du monde U20, sur le relais 4 × 400 mètres.
Plus récemment, j’ai participé aux Championnats d’Europe U23, où nous avons terminé vice-champions d’Europe (2ᵉ place) avec l’équipe de France sur le relais.
Je fais actuellement partie du Pôle France de Nantes, ce qui implique une présence quasi quotidienne à l’entraînement : jusqu’à 9 séances par semaine, parfois deux par jour.



Concilier études en alternance et sport de haut niveau
Comment parviens-tu à concilier tes études à CESI, ton alternance et ton sport ?
C’est clairement un défi quotidien, mais avec une organisation très rigoureuse, c’est possible.
Je suis en alternance chez U TECH, une entreprise située près de Nantes, qui gère notamment l’informatique de la coopérative U (Hyper U, Super U…). J’y évolue actuellement dans le domaine de la cybersécurité.
Mes journées sont très structurées : je travaille tôt le matin, je m’entraîne en milieu de journée, je retravaille ensuite avant ou après la seconde séance d’entraînement. Certains jours, je perds jusqu’à 4 heures de travail à cause des entraînements, que je dois ensuite rattraper le soir ou sur d’autres créneaux.
Quel rôle joue ton entreprise dans cet équilibre ?
Un rôle essentiel. J’ai eu la chance de tomber sur un manager et un dirigeant très compréhensifs, qui croient autant en mon projet sportif qu’en mon avenir professionnel.
Le passage au télétravail m’a été rapidement proposé, évitant les déplacements et optimisant mon emploi du temps.
Depuis peu, grâce à mes résultats internationaux, la Fédération m’accompagne également financièrement. Cela permet à mon entreprise d’alléger mon temps de travail sans impact salarial, et à moi de récupérer 6 à 8 heures par semaine, essentielles pour mieux performer dans les deux domaines.
Le rôle de CESI dans la réussite du double projet
Le modèle pédagogique CESI t’aide-t-il dans cette organisation ?
Oui, clairement. Le modèle pédagogique de CESI demande beaucoup d’autonomie, mais offre aussi une vraie souplesse.
J’ai été très bien accompagné par ma responsable pédagogique, qui a su faire preuve de compréhension et de confiance. Tant que je suis capable de rattraper le travail et de rester investi, le dialogue est toujours possible.
Bien sûr, certaines contraintes existent, notamment pour les cours obligatoires ou les travaux de groupe. Dans ces cas-là, je fais aussi des choix : parfois, je privilégie l’école pour ne pas pénaliser mon groupe. Tout est question d’anticipation et de communication.
Qu’est-ce que le sport de haut niveau t’a appris et que tu appliques dans tes études ?
Le sport m’a appris la rigueur, la persévérance et la gestion de l’échec.
En athlétisme, on ne réussit pas tout le temps. Il faut savoir analyser, corriger et repartir au travail. C’est exactement la même chose dans les études ou en entreprise.
J’ai aussi appris à être très organisé, à optimiser mon temps et à rester performant même quand je suis fatigué. Ce sont des compétences précieuses, quel que soit le domaine.
Réussir sur tous les terrains : organisation, transparence et détermination

Quel message aimerais-tu transmettre aux étudiants sportifs qui hésitent à se lancer ?
Le plus important, c’est de trouver l’équilibre et surtout d’oser en parler.
Il ne faut pas rester seul face aux difficultés. Si c’est trop dur à un moment donné, il faut être transparent, que ce soit avec l’école ou l’entreprise.
Avec une bonne organisation, de la rigueur et une communication claire, tout est possible. Concilier sport de haut niveau et études supérieures à CESI est exigeant, mais totalement réalisable.
Le vrai défi, ce n’est pas d’essayer et d’échouer, c’est de ne jamais tenter.